Congrès national des Ceméa 2015 » Paroles de congressistes https://test.cemea.asso.fr Mon, 25 Jan 2016 09:03:54 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=4.3.13 Des lignes de fracture https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/des-lignes-de-fracture/ https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/des-lignes-de-fracture/#comments Sun, 30 Aug 2015 10:51:14 +0000 http://congres2015.cemea.asso.fr/?p=3777 Écrit par Laurent MICHEL Vendredi, jour du poisson au RU. Au menu également ce jour, une table-ronde sur la laïcité ... Lire la suite ›

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Écrit par
Laurent MICHEL
Vendredi, jour du poisson au RU. Au menu également ce jour, une table-ronde sur la laïcité
« Je ne perçois pas vos différences, ce qui me saute aux yeux c’est votre humanité » dit à l’auditoire Henri-Pena-Ruiz invité à cette table ronde.
Est-ce le ton docte du professeur en chaire qui ne passe pas ? Est-ce que de toute façon certains ont décidé que ça ne passerait pas ? Manifestement il y a de la brouille dans l’écoute. De l’arène chauffée à blanc descendent des grondements. La grande Révolution française, la nation et le peuple souverain réunis n’y changent rien.

La bronca n’est pas loin. On devine des lignes de fracture craqueler l’amphithéâtre

« Parmi nos certitudes la laïcité. » écrivions-nous lors du Congrès de Strasbourg en 1992, à l’occasion d’une relecture des principes qui guident
notre action. La laïcité une certitude ? En est-on encore bien sûr ?
Le mot, l’idée comme une boule à facettes semblent briller de mille conceptions et d’autant de compréhensions et d’incompréhensions.
De la banalité d’une évidence rabâchée et acquise, la laïcité se serait transformée en cheval de Troie d’un funeste projet, une machine à rejeter, ostraciser. Quel retournement de l’Histoire quand la laïcité est d’abord la garantie de la liberté de conscience et du libre exercice des cultes !

Comment s’y retrouver dans une société où la droite et l’extrême-droite ont préempté le mot pour en faire une invective ? Comment s’y retrouver quand la laïcité se mesure en centimètres de tissu ? Comment parler quand la police de la pensée rôde ? Manifestement il y a de la trouille dans l’écoute.

Pourquoi faudrait-il choisir entre la cause des opprimés, le combat pour la justice sociale et la limitation de l’emprise sanguinaire et obscurantiste des églises sur la chose commune et les destinées individuelles ?
Pourquoi faudrait-il se résigner à limiter le commun au plus petit dénominateur, duquel la laïcité ne serait même plus une certitude ? Dans une logique libérale achevée, dans une société atomisée et tribalisée, règne une certaine conception de l’acceptation des différences qui confine au relativisme le plus complet. Il ne resterait plus qu’à être un « libre » consommateur. « Venez comme vous êtes », « Quand je veux si je veux ».
Se risquera-t-on à mettre de la saucisse au menu d’ici la fin de la semaine ?

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Sur les chemins du possible https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/sur-les-chemins-du-possible/ https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/sur-les-chemins-du-possible/#comments Sat, 22 Aug 2015 20:00:19 +0000 http://congres2015.cemea.asso.fr/?p=3579 Ce Congrès des Ceméa est devenu pour les Ceméa russes une possibilité réelle de se confronter avec des partenaires pour ... Lire la suite ›

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Ce Congrès des Ceméa est devenu pour les Ceméa russes une possibilité réelle de se confronter avec des partenaires pour réaliser des projets communs sur la socialisation des jeunes des pays différents.

Au cours des tables rondes, dans les groupes Focus, nous avons reçu une réponse constructive à plusieurs questions qui avaient été abordées.

Nous avons eu un intérêt particulier vis-à-vis des programmes de formation et d’accompagnement des volontaires et de formation professionnelle des animateurs et des formateurs.

La Russie est ouverte à la coopération dans la réalisation de projets d’éducation et de la place de la jeunesse dans la société civile.

Le diction russe dit : Celui qui marche peut toujours espérer conquérir n’importe quel chemin, y compris le chemin inabordable et nous le suivrons ensemble, côte à côte.

Bon courage !

Alexeï Kisliakov, Ceméa russes Tchéliabinsk, Russie.

Traduit par Valentine Kazantceva-Duterde

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Mémoires d’Algérie… https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/memoires-dalgerie/ https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/memoires-dalgerie/#comments Sat, 22 Aug 2015 09:51:10 +0000 http://congres2015.cemea.asso.fr/?p=3500 1962-2012, il était une fois Il était une fois, dans ce vaste monde où nous sommes, un merveilleux pays. Un ... Lire la suite ›

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1962-2012, il était une fois

Il était une fois, dans ce vaste monde où nous sommes, un merveilleux pays. Un pays aussi grand que la terre. Bordé de ciel et de mer. Un pays que le soleil refusa, et refuse toujours, obstinément de quitter, à cause de son incomparable beauté. Une beauté, faite de douceur estivale et de charme printanier. Un pays aux couleurs de l’enfance et de l’exubérance, aux couleurs de l’espérance, nos couleurs préférées. Un pays qui nous a vus naître, pour beaucoup d’entre nous, où nous avons vécu et grandi, que nous avons follement aimé, où nous avons beaucoup appris, mais pas toujours bien appris, parfois mal appris et quelquefois même désappris…

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Dans ce pays plusieurs fois millénaire, et dont ma mère m’a maintes fois conté les exploits légendaires, vivaient des hommes et des femmes que tout semblait séparer. La couleur des yeux autant que le dessin des pieds. La longueur des cheveux autant que la forme du nez. Mais des hommes et des femmes habités par une même passion et une seule : l’amour de la vie et leur foi en l’homme, par-delà les différences, toutes les différences. Ils avaient une devise, une seule : aller toujours à contre-courant des idées reçues. Et un programme, un seul: semer sur les plaines et les vallées de mon joli pays et d’ailleurs, les germes de l’éducation nouvelle. Nous les avions rencontrés in jour d’été, à l’âge où la vie se confond allègrement avec le printemps et au moment même où mon pays accédait à la dignité et reprenait sa place comme membre à part entière de la communauté humaine. Nous étions une soixantaine de jeunes gens, garçons et filles, venus des quatre coins du pays, pour vivre, pendant une semaine, ensemble et dans le quotidien, une nouvelle façon d’être et d’avoir, une nouvelle manière d’éduquer et d’aimer le fils de l’homme. Ces hommes et ces femmes nous ont énormément appris. Appris ce nous n’avions pas encore suffisamment appris. Ce que nous avions mal appris.

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Ce que nous n’avions pas assez appris. Appris à chanter. A chanter « Tous ensemble, que l’on est bien. Chaque jour qui passe, nous est un nouveau lien. Ce bonheur d’être unis, qu’il n’ait jamais de fin » Appris à danser. A danser, filles et garçons, à se donner la main, à tracer des chemins pour de meilleurs lendemains, pour être plus humains. Appris à conter. A conter et à raconter les histoires d’antan et celles de notre temps, pour faire naître et renaître le merveilleux qui gisait en nous, prêt à s’éveiller et à s’émerveiller au premier rayon d’amour. Appris à jouer. Jouer avec nos dix doigts pour taquiner tantôt le papier, tantôt le bois, tantôt la ficelle, tantôt la peinture, y compris celle sur soie. Appris à sorti. Sortir de notre coquille, pour contempler le vaste monde, autour de nous, à le regarder vivre, de jour comme de nuit, percevoir ses couleurs, écouter ses clameurs, sentir ses odeurs, humer ses saveurs. Pour le protéger, le ménager, l’aménager. Appris à partager. Partager notre temps et notre espace. A ne pas prendre tout sur nous ou tout pour nous. A ne jamais se situer au-dessus des lois. A représenter démocratiquement nos groupes d’appartenance et à se laisser représenter, même par plus petit que soit. Appris, enfin, à respecter nos rythmes de vie, autant dans le travail que dans la détente ou les loisirs. Ces hommes et ces femmes ne se sont pas contentés de nous faire agir. Ils nous ont appris à réagir et à réfléchir sur les capacités qu’à l’homme, où qu’il soit, et quel qu’il soit, de pouvoir se développer et de se transformer au cours de sa vie. Qu’il en a le désir et les possibilités. Ils nous ont fait saisir de façon concrète l’importance de l’éducation comme moteur et vecteur de changement à condition qu’elle s’adresse à tous et qu’elle soit de tous les instants. Ils nous ont fait prendre conscience que tout être humain, sans distinction d’aucune sorte, avait droit à notre respect et à nos égards. Ils nous ont fait découvrir que le milieu de vie jouait dans le développement de chaque individu un rôle capital. Ils nous ont permis de saisir concrètement l’importance de l’activité dans la formation personnelle et dans l’acquisition de la culture. Grâce à eux, nous avons mesuré combien l’expérience personnelle était un facteur déterminant dans le développement de la personnalité. Et que toute action pour atteindre des objectifs donnés, se devait d’être menée en étroit contact avec la réalité. Nous étions une soixantaine de jeunes gens, garçons et filles. Venus des quatre coins de l’Est du pays. Habités par une immense soif d’apprendre, de vivre et de donner le meilleur de nous –mêmes. Ouverts à toutes les audaces. A toutes les aventures humaines. Les plus nobles et les plus sacrées. Pour construire notre jeune et beau pays et participer, à travers lui, à l’avènement d’un monde meilleur, plus fraternel et plus humain. A l’issue de ce stage, nous sommes partis, armé d’un savoir proprement dit mais aussi d’un savoir être et d’un savoir-faire, tout à fait remarquables, qui nous ont souvent aidés, notamment dans les moments les plus difficiles de notre existence, à rester debout et à ne jamais désespérer de l’homme. Tout cela grâce à nos aînés. Des hommes et des femmes, venus de près, venus de loin, voire de très loin, pour nous faire bénéficier de leurs savoirs, de leur expérience et de leur foi en l’homme. Certains sont ici, dans mon pays. D’autres sont ailleurs. D’autres, hélas, ne sont plus là. Mais tous sont dans nos coeurs et peuplent nos mémoires, font parties de nos vies. Ces hommes et ces femmes, qui ont servi loyalement mon pays, Al-Djazaie, l’Algérie, étaient tous des instructeurs des CEMEA, les centres d’Entraînement Aux Méthodes d’Education Active… Je les revois encore, et les entends, comme si cela datait d’hier, entonner un chant, raconter une histoire, diriger un jeu, une activité manuelle ou une danse folklorique, nous faire découvrir le milieu naturel ou humain, nous parler de l’enfance et de l’adolescence, bref nous ouvrir, toutes grandes, les portes de l’éducation nouvelle. Je citerai parmi eux, et pèle mêle, Gilbert, Fatiha, Jean, Houria, Hamid, Mohamed, Roger… et bien d’autres encore, des hommes et des femmes, au caractère trempé, mais au cœur généreux, immensément généreux.

 

Quand et comment ai-je entendu parler des CEMÉA, quand et comment suis-je devenu Instructeur, puis Délégué régional de l’Association Algérienne des CEMÉA

Algérie

1960 : Je participais en tant qu’enseignant stagiaire à l’encadrement d’une colonie de vacances en France, dans les Pyrénées Orientales. Le directeur, l’économe et les moniteurs, tous Algériens, avaient été formés par les CEMÉA. J’étais le seul à n’avoir pas encore suivi de formation.

1961 : je rempilais et participais à une seconde colonie, toujours en France et avec le même encadrement, mais cette fois, dans la région de Toulouse, à Montauban d’abord, puis à Salles-Curan.

C’est au cours de ces deux colonies que j’ai non seulement entendu parler des CEMÉA mais surtout découvert cet organisme d’Education Nouvelle et ses principes et décidais alors de suivre ses formations dès que l’occasion se présenterait.

1962 : L’Algérie est indépendante.

L’Association Algérienne des CEMÉA nait et se donne pour objectif d’aider le nouveau pays à former ses cadres, notamment dans les domaines de l’Éducation et de l’Enseignement, à travers quelques figures emblématiques militantes: Mohamed FARES, Mohamed FARHI, Rem SMIDA, Hocine MENASSERI ou Jean FILBET, Roger GONIN, Marcelle LERAY dite Kotick, Raymond BOINOT, Mohamed LANNABI…et bien d’autres.

Le premier stage est organisé en juillet 1962 à Constantine sous la direction de Gilbert Jouanne. J’y participe et découvre, ainsi, ce Mouvement d’Éducation nouvelle qui changera ma vie et lui donnera un sens. Quelques dates en seront l’expression : 1963, 1964 et 1968.

1963 :Lors d’un regroupement, le 3ème, tenu à Djebel Ouahch, à Constantine, Roger me propose de rejoindre le Mouvement et de devenir Instructeur stagiaire de l’Association Algérienne des CEMÉA. Ce que j’ai accepté sur le champ. Cela m’a conduit à encadrer, durant cette année, trois stages de moniteurs (Sidi Aiche, Bougie, El Oued) ainsi qu’une colonie de vacances (Région de Collo).

1964 : Une dizaine de camps de vacances sont organisés, par l’AACEMEA, en relation avec la Casorec (Caisse de Sécurité Sociale) et la Daira de Constantine (Sous-préfecture) dans la région de Collo, plus exactement à Tamanart, pour accueillir un millier d’enfants, venus du Sud, faire connaissance avec la mer. J’y participe avec Roger à l’encadrement d’abord du stage, puis de l’une des dix colonies.

1968 : Roger fait part de son désir de se décharger de la fonction de Délégué Régional de l’AACEMÉA de Constantine et me proposa de le remplacer. Ce que j’ai accepté heureux et ému à la fois…

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En rejoignant ce grand Mouvement d’Education Nouvelle, en devenant Instructeur des CEMÉA, cela m’a permis de rencontrer des hommes et des femmes qui ont joué un rôle déterminant dans ma vie et dans mon épanouissement.

Grâce aux CEMÉA, j’ai rencontré la mère de mes enfants.

Grâce aux CEMÉA, j’ai repris les études.

Grâce aux CEMÉA, j’ai exercé des fonctions pédagogiques et administratives importantes au sein de l’Université Algérienne.

Grâce aux CEMÉA, enfin, j’ai enseigné à mes enfants ainsi qu’autour de moi, que la vie est toujours belle, quels que soient les coups du sort…..

Et que les hommes et les femmes qui peuplent cette merveilleuse planète bleue sont faits pour se connaître et s’entendre, pour s’aimer et surtout pour être heureux.

 

par BENCHIKH-LEHOCINE Lokm

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Billet d’humeur ou me suis trompé de congrès ? https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/billet-dhumeur-ou-me-suis-trompe-de-congres/ https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/billet-dhumeur-ou-me-suis-trompe-de-congres/#comments Fri, 21 Aug 2015 20:23:57 +0000 http://congres2015.cemea.asso.fr/?p=3293 Acte 1 : Jeudi, j’ai mal vécu un temps de discussion dans un focus qui abordait la problématique de légalité homme/femme ... Lire la suite ›

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Acte 1 : Jeudi, j’ai mal vécu un temps de discussion dans un focus qui abordait la problématique de légalité homme/femme par le biais des comportements sexistes. Je l’ai mal vécu, non en tant qu’homme, mais en tant que militant Ceméa. L’homme que je suis, de par son vécu, son histoire, ne se sent pas concerné par certaines allégations lancées à l’emporte-pièce et de manière plus ou moins virulentes. Le militant que je suis lui ressent par contre comme une agression des propos plein de jugement de valeur et ne souffrant d’aucune remarque nuancée tenus lors de débats entre pairs. En effet, nous sommes dans un congrès des Ceméa. Nous défendons les mêmes valeurs. Nous avons fait du respect de la personne, de l’autre, de son altérité l’un des fondements de notre mouvement. Comment alors, dans ce lieu, peut-on alors accuser quelqu’un, sinon une catégorie toute entière, des pires intentions, des pires vicissitudes en analysant ses moindres faits et gestes et en lui refusant même l’opportunité de s’exprimer (puisque son temps de parole comptabilisé est déjà dépassé).

IMG_3579 - copieNe nous trompons pas. Oui, il faut combattre les attitudes sexistes. Oui, il faut lutter pour l’égalité entre les hommes et les femmes. De la même manière que nous devons lutter contre toutes les formes de discrimination. Cela doit être un combat acharné et quotidien. Mais ce n’est pas par la culpabilisation ni par l’humiliation que nous pouvons faire évoluer une personne et encore moins les esprits. Ou peut-être ai-je raté quelques lignes dans les principes qui guident l’action des CEMEA et que je me fourvoie depuis bien des années. Pour moi, et pour les militants de notre association que je croise depuis maintenant un certain temps, c’est par la discussion, la réflexion collective, la mise en confiance sans laquelle aucun changement de la personne n’est possible, la bienveillance qui traduit le respect que l’on doit à la personne face à nous que l’on peut, modestement, espérer permettre à quelqu’un de se développer, de se transformer. Je n’ai pas ressenti cela au cours de la discussion dans ce focus d’ailleurs et cela me gêne profondément.

Acte 2 : Ce matin j’étais à la conférence sur la laïcité avec Henri Pena-Ruiz et Ousseynou Dieng Là aussi, certains évènements ont gâché mon plaisir de participer à cette table ronde. Pourtant cela avait bien commencé avec une activité d’expérimentation technique autour de l’avion en papier. Mais dès le début de l’intervention d’Henri Pena-Ruiz, le comportement de certains « militants » présents dans la salle m’a dérangé. Un bruit de fond continu et des commentaires lapidaires et désobligeants ont ponctué l’exposé et ensuite les réponses aux questions. On peut être d’accord ou pas avec le positionnement d’Henri Pena-Ruiz, là n’est pas la question. Mais le procédé choisi par certains pour exprimer leur désapprobation me semble inapproprié et irrespectueux. Là encore, je ne me situe pas d’un point de vue moral mais plutôt sur un plan « céméatique ». « Tout être humain … a droit à notre respect et à nos égards » d’autant plus que nous avons invité celui-ci à notre congrès. Force est de constater qu’Henri Pena-Ruiz n’a pas eu droit à cela et cela me désole. Les « militants » en désaccord n’ont pas choisi les nombreux moyens d’expression offerts durant ce congrès (Ce billet en est un exemple), ils ont préféré l’agression voire le mépris affiché.

Ces deux exemples me questionnent sur l’avenir des Ceméa et je me dis que quelqu’un s’est trompé d’association. Est-ce moi ?

Jean-Luc Bergerot

AT de Bourgogne

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Une aprem au musée de Grenoble https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/une-aprem-au-musee-de-grenoble/ https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/une-aprem-au-musee-de-grenoble/#comments Fri, 21 Aug 2015 20:03:59 +0000 http://congres2015.cemea.asso.fr/?p=3342 Une aprem au musée :                     Bah noooon c’était plutôt : ... Lire la suite ›

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Une aprem au musée :

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bah noooon c’était plutôt :

 

 

 

 

 

 

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Oui oui c’était super! J’ai appris et je me suis amusée !

 

 

 

 

 

Après de brèves explications nous avons pu faire le premier jeu qui consistait à prendre une position d’un personnage sur un tableau. Voilà ce que ça donne quand on joue dans un musée.

 

 

Tableau vivantGrande discussion et bonne ambiance au muséeDSC_0043

 

 

Puis d’autres petits jeux nous ont aidé à découvrir quelques oeuvres : Se prendre en photo devant un tableau afin de l’intégrer avec le téléphone portable ou un polaroïd, retrouver un tableau à partir de photos et les comparer.

 

 

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Tout cela a enrichi ma réflexion sur : Comment amener un groupe au musée ? Merci à Elodie et Frédérique, les intervenantes, et merci au groupe.

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Séverine Salesa

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Relation transférentielle https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/relation-transferentielle/ https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/relation-transferentielle/#comments Fri, 21 Aug 2015 19:33:26 +0000 http://congres2015.cemea.asso.fr/?p=3332 Par Alexandre Agnès, (inspiré de la table ronde Psychothérapie et pédagogie institutionnelle, réinventer du possible) Il y a près de ... Lire la suite ›

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Par Alexandre Agnès,

(inspiré de la table ronde Psychothérapie et pédagogie institutionnelle, réinventer du possible)

Alex

Il y a près de 60 ans avait lieu le premier congrès des Ceméa. Un après-midi fut consacré à la psychiatrie. Émerge alors l’idée de mettre en place des stages à destination des personnels psychiatriques. Volonté de transformer le milieu asilaire. Volonté d’amener de l’animation et des méthodes actives.

Petit retour en arrière.
1940, Daumezon, Saint-Alban, révolution.
Base de la psychiatrie nouvelle.
Échanges entre personnels et patients.
Vraies conditions d’accueil et de travail.
Oser remettre en question la hiérarchie statutaire.

La psychothérapie marche sur 2 jambes.
Une clinique. Une politique.
Aujourd’hui, nombre de soignant-e-s ont une jambe de bois.
Transformer ce qui va de soi, ce qui est établit.
La relation qui se réinstalle pour envisager de nouveau le soin.
Audace : prendre des logiques plurielles.
Oury disait que la psychothérapie n’existait pas.
Deligny aurait surement dit la même chose.
Éduquer, soigner, gouverner,
Trois métiers impossible disait Freud.
Souvent on n’atteint pas l’objectif fixé.
On accueil la souffrance.
L’État a oublié son rôle de soutien.
Image de soi = on ne sait plus qui on est.
Transfert : relation de confiance.
Constellation transferentielle, pour le soignant, pour le patient.
Remise en question, nécessité d’être un groupe.
Le politique, la solution.
Soigner les fous dans la cité, avec la cité.
Abandon, politique démagogique.

Vers 2 ans toute puissance infantile.
Limiter la puissance.
Autorité parentale. Intérioriser.
Absence de limite, comportement pathologico-social.

Problème de temps, problème du temps.

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Congrès à deux pas. Parole de parents congressistes https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/congres-a-deux-pas-parole-de-parents-congressistes/ https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/congres-a-deux-pas-parole-de-parents-congressistes/#comments Fri, 21 Aug 2015 19:14:42 +0000 http://congres2015.cemea.asso.fr/?p=3334 Le rideau se lève : il est 8h30. Chloé prépare les espaces de jeux. Je suis déjà aux fourneaux dans ... Lire la suite ›

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Le rideau se lève : il est 8h30. Chloé prépare les espaces de jeux. Je suis déjà aux fourneaux dans la cuisine pour le repas de midi.

A l’heure où les congressistes s’affairent dans la fourmilière des focus et autres moments démocratiques, 8 petits bambins se réveillent progressivement pour leur journée à la « crèche » familiale organisée par les Ceméa.

Etre parent au congrès, c’est une réalité différente. Les rencontres, les échanges, le quotidien se vit en décalé ou pleinement avec les camarades des associations du réseau, avec les autres parents militants. Le quotidien se vit entre parents et enfants, avec Chloé, Lucile, éducatrices de jeunes enfants et l’équipe des Ceméa, pôle Petite Enfance. Nous confrontons nos points de vue, nous partageons cette organisation au jour le jour avec cette nouvelle expérience pour ma fille et moi, de vivre un temps avec d’autres enfants, au cœur d’un lieu collectif. Chaque soir, nous confrontons, régulons, anticipons, avec la chance d’avoir un espace d’activité idéal, deux professionnels à l’écoute et la contrainte d’avoir à admettre ce nécessaire temps d’adaptation pour l’enfant et son parent. S’adapter au lieu d’accueil parents enfants et à la vie du congrès en décalé… Puis, peu à peu, le congrès s’invite et prend sa place dans nos débats.

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Les enfants découvrent dans un environnement serein, les autres, l’autre, le grand et le petit. Alors, les premières expérimentations s’opèrent. Dès le deuxième jour, ma fille, poussée par la petite calédonienne, descend les escaliers toute seule. Ils s’habituent ainsi à d’autres repères dans leur petite vie à deux pas, respectueuse de leur rythme. A l’heure de la sieste, ils dorment tout simplement.

Le partenariat avec la Communauté Urbaine de Grenoble dans la mise à disposition des locaux d’un Accueil Collectif donne un caractère nouveau à ce congrès aux parcours croisés, unique en son genre. Il permet de venir essaimer les Ceméa, en famille et de se confronter au contact étroit avec la réalité en expérimentant une action qui concrétise nos ambitions autour de la Petite Enfance.

Emilie Benteyn, maman militante en Midi Pyrénées-Languedoc Roussillon

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Révision de conjugaison du verbe « focuser »… https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/revision-de-conjugaison-du-verbe-focuser/ https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/revision-de-conjugaison-du-verbe-focuser/#comments Fri, 21 Aug 2015 07:31:13 +0000 http://congres2015.cemea.asso.fr/?p=3207 Dans ce congrès, je focuse. Trois fois hier. Si j’avais pu, j’aurais fait un de plus. Tu as focusé sur ... Lire la suite ›

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Dans ce congrès, je focuse. Trois fois hier. Si j’avais pu, j’aurais fait un de plus.
Tu as focusé sur quoi ? La bienveillance. Et alors ? Super mais ça bouscule.
T’as pas vu Jean ? Je sais qu’il focuse, mais je sais pas dans quelle salle. On devait se voir à 14h.
Nous avons focusé à peu sur l’école de quartier. Tant pis pour les autres. Ils ont loupé un bon moment.
Vous focusez où ? Vous êtes en retard. Le quart d’heure céméatique ? C’est peut être pas ce qu’on fait de mieux dans cette association.
Ils auront focusé. Beaucoup. Cent fois, il paraît.

Message d’un focuseur aux focusistes : chapeau et merci.
Jean Paul Morvillier

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Les CEMEA à ma porte ! https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/les-cemea-a-ma-porte/ https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/les-cemea-a-ma-porte/#comments Fri, 21 Aug 2015 07:27:52 +0000 http://congres2015.cemea.asso.fr/?p=3208 Premier stage il y a …53 ans ….en Auvergne ! puis une vie d’animatrice de 30 ans de CV, directrice, ... Lire la suite ›

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Premier stage il y a …53 ans ….en Auvergne ! puis une vie d’animatrice de 30 ans de CV, directrice, économe….
Un engagement de 20 …aux CEMEA à Grenoble (c’est dire) …formation d’ animateurs, de directeurs, d’économes, pour les structures « écoles » …
C’est dire si je suis …émue et avide de savoir que vous êtes à ma porte!
J’ai l’habitude de dire que tout ce que j’ai appris pour ma vie professionnelle (prof) et personnelle…vient de là ! (Un peu excessif, mais si peu) …
Contente de voir que des noms connus sont toujours là !
Alors bon congrès à tous et surtout belle propagation des idées (il y en a plus que besoin : elles n’ont pas pris une ride)
Une question: les interventions ou journée de clôture sont-elles publiques ??? Car vraiment je peux aller vous écouter….à pied !!
CEMEAtiquement votre

Deroussy Marie Jeanne

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Carrément méchant-e, jamais content-e… https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/carrement-mechant-e-jamais-content-e/ https://test.cemea.asso.fr/paroles-de-congressistes/2015/08/carrement-mechant-e-jamais-content-e/#comments Thu, 20 Aug 2015 19:23:53 +0000 http://congres2015.cemea.asso.fr/?p=2915 Quand Edwy Plenel entame sa conférence par un appel à nous autres congressistes au « Savoir dire NON ! », ... Lire la suite ›

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Quand Edwy Plenel entame sa conférence par un appel à nous autres congressistes au « Savoir dire NON ! », sait-il quelle porte ouverte il enfonce ? La politique, le monde, la France : nation de la grande râlerie ! Morceaux choisis : « C’est pas pour faire mon vieux con, mais la cantine c’est dégueulasse ! » « Un seul rouleau d’PQ pour 5 jours ?! » « Ranafout’ j’donnerai pas mon mail aux ricains !! » « La Résidence Ouest, c’est quand même vachement loin ! » Perf’ BAFA ? Non.

« Broie du noir au Congrès », régule, Jour 1.

Ami-e râleur-se, ta mauvaise humeur communicative ne m’a pas épargnée et me voilà râleuse à mon tour, paradoxale mise en abîme schizophrénique. Changement de programme, à la table ronde Psychothérapie et pédagogie institutionnelle j’trouverai bien quelqu’un d’santé mentale qui saura m’aider.

Et si on restait contructif-ve-s ?

Marion Rétaux

 

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